Mythe ou réalité

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Les troubles de l’alimentation ne touchent que des personnes d’un certain groupe d’âge et sexe.

Le trouble d’hyperphagie boulimique n’est pas un vrai problème de santé.

Le trouble d’hyperphagie boulimique pourrait être associé à de graves conséquences pour la santé.



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Cela est un mythe!

Cela est une réalité!


Même si le risque est plus grand dans certains groupes - comme les adolescents –, les troubles de l’alimentation peuvent toucher n’importe qui. Les hommes et les femmes de tout àge, de tout groupe ethnique et de tout statut socio-économique peuvent avoir un trouble de l’alimentation. Le trouble d’hyperphagie boulimique, une forme de trouble de l’alimentation, est plus fréquent chez les femmes; néanmoins, le tiers des personnes qui en souffrent sont des hommes*. En fait, le trouble d’hyperphagie boulimique est le trouble de l’alimentation le plus fréquent chez les hommes. L’âge moyen à son apparition est de 23 ans, mais les hommes d’âge mûr peuvent également être touchés.

*Selon une prévalence du trouble d’hyperphagie boulimique sur 12 mois de 0,8 % chez les hommes et de 1,6 % chez les femmes.

Le trouble d’hyperphagie boulimique est un vrai problème de santé; en fait, il est reconnu par la communauté médicale comme le trouble de l’alimentation le plus fréquent, quoique sous-diagnostiqué. Aux États-Unis, près de 3 millions d’adultes souffrent du trouble d’hyperphagie boulimique. La personne atteinte du trouble d’hyperphagie boulimique connaît des épisodes répétés d’ingestion excessive de nourriture au moins 1 fois par semaine durant 3 mois, en moyenne. Pendant un tel épisode, elle mange une plus grande quantité de nourriture que la plupart des gens au cours d’une même période et ressent donc une perte de maîtrise de sa consommation alimentaire. Une fois l’épisode terminé, la personne peut ressentir de la culpabilité, de la honte ou de la gêne, et peut donc devenir déprimée. Le trouble d’hyperphagie boulimique n’est pas la même chose que la boulimie, un autre type de trouble de l’alimentation, parce que la personne n’a pas recours à des stratégies telles que jeûner, se faire vomir ou faire de l’exercice de manière excessive pour perdre des calories une fois l’épisode passé. Les personnes atteintes du trouble d’hyperphagie boulimique ont tendance à souffrir en silence et à intérioriser leur conflit. Parlez du trouble d’hyperphagie boulimique avec votre professionnel de la santé.

Le trouble d’hyperphagie boulimique a tendance à devenir chronique; en outre, il peut être associé à des troubles coexistants tels que la maladie mentale et l’obésité. Chez les personnes qui souffrent du trouble d’hyperphagie boulimique, les troubles mentaux coexistants les plus fréquents sont l’anxiété, la dépression et l’abus d’alcool ou d’autres drogues. Le trouble d’hyperphagie boulimique peut se manifester chez des personnes obèses ou qui font de l’embonpoint, mais pas nécessairement; par contre, si tel est le cas, cela peut faire augmenter le risque de troubles de santé tels que le diabète. Il importe de préciser que le trouble d’hyperphagie boulimique est différent de l’obésité.
Les personnes atteintes du trouble d’hyperphagie boulimique subissent très souvent une stigmatisation; en conséquence, elles se sentent isolées socialement et seront probablement moins portées à demander de l’aide. Une enquête a révélé que les médecins vérifient rarement si leurs patients souffrent, ou non, d’un trouble de l’alimentation. Il peut être difficile de faire les premiers pas, mais le fait d’avoir un réseau de soutien peut vous aider à vous en remettre et à reprendre le dessus. Votre réseau de soutien peut regrouper des ressources comme des professionnels de la santé, des associations de patients et des centres de traitement des troubles de l’alimentation.